L'éveil printanier.

Publié par Marginal07 le 21/3/2010 (2515 lus)
La mort est l’événement le plus important de notre vie, c’est en mourant que la semence produit ses fruits.
Tout ce qui se vie sur la terre a été créé dans un but de transformation afin de perpétuer la subsistance de son espèce.
La nature en hiver a sue conserver la vie qui pendant ces longs mois hivernal dormait dans la terre.
La neige tel un cercueil de verre l’a protégée du froid trop intense jusqu’au printemps.
Il en sera de même pour nous les humains qui aussi devront affronter ce semblant de mort qui viendra sur nous au crépuscule de notre vie.
La nature reflète l’image de notre candeur, car elle nous parle en paraboles..
C’est un cycle qui de saison en saison refleurit toujours vers la vie.
Et nous les humains ne sommes nous pas que des semences enfouies entre le rêve et la réalité? Chacun de nous n’est il autre que le fruit d’un rêve, d’un immense désir venu à profusion?
En ce matin printanier j’eus la joie de le comprendre d’avantage lorsque j’aperçus des perce-neige au pied d’un grand chêne.
La nature se préparait à renaître..
La terre enceinte allait libérer de ses entrailles des milliards de fleurs d’insectes et vies de toutes sortes.
J’étais émerveillé par la vue de ces premières fleurs.
Sous l’épanouissement de leurs élégants pétales toute la multitude des cadavres feuillus avait fleuri au-travers l’étendue enneigée.
Le coeur joyeux, je me sentais rempli d’allégresse car sous la magie de cette première chaleur une résurrection pascale s’animait devant moi..
Les ténèbres subissaient le contre-coup de la vie..
Juchée sur un arbre mort une corneille croassait à l’agonie de ces longs mois d’hiver.
Mais au refoulement de ce printemps trop précoce, l’hiver voulait nous alourdir d’une dernière couche de sa blanche cloison.
Profitant de ce matin un peu tempéré le ciel envoyait sur la ville une abondante chute de flocons difformes qui fondaient rapidement.
Surpris par la chute de ces dernières neiges, je courrais vers un abri.
Et ces gouttelettes enneigées étaient sur ma tête comme des glaçons qui m’étourdissaient entre l’hiver et le printemps.
Mon cerveau un peu engourdi coulait comme un érable de mes narines rafraîchies qui évacuaient de moi ce fluide hivernal.
En rentrant à la maison j’ai secoué de moi ces cristaux glacés comme si une rosée de printemps venait d’altérer dans tout mon être la chute finale de l’hiver.
Mais en regardant par la fenêtre, jamais la neige ne m’avait parue aussi belle.
Marginal07
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