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Un amour démesuré.

Publié par Marginal07 le 28/11/2009 (6269 lus)
Tu étais dans la vingtaine et moi dans la quarantaine..

Je dois t’avouer chère Julie qu’avant de te connaître mon coeur à moi était en quarantaine.

Je ne croyais plus en l’amour, je me sentais désillusionné allant jusqu’à dire que l’amour n’était que fiction.

Puis tu es apparue toi au seuil de ma vie...

Ta seule présence a changé toute la face de mon monde.

Au premier coup d’oeil tu ne me plaisais pas physiquement..

Ton surplus de poids était loin de l’image idéale que moi je me faisais de cette femme parfaite que j’espérais tant rencontrer un jour.

Mais ton sourire enjôleur m’a séduit à ton premier regard.

J’aimais tes lèvres pulpeuses et j’appréciais tant ton sens de l’humour.

Ton subtil parfum m’a envahi au moment même où tu t’es approchée de moi.

Durant un instant je sentais mon coeur battre de façon irrégulière et en même temps je voyais dans tes yeux une étincelle.

Je me suis défendu bien sur en me disant que ce profond sentiment ressenti envers toi n’était que le fruit de mon imagination.

Mais je m’étais trompé...

Je ne savais trop comment réagir..

Je me demandais si cette profonde émotion était réciproque de sa part..

J’eus la réponse lorsqu’elle s’est approché un peu plus de moi..

Son regard ne mentait pas et son souffle court dégageait une telle passion..

“Chère Julie j’ai su tout de suite que tu m’aimais et que tu me désirais profondément. ”

Le doute m’a assailli de toute part.

J’aurais voulu cacher mes premiers cheveux gris si abondants et lui faire comprendre que j’étais trop vieux pour elle.

Mais toutes ces questions issu de la raison ont perdu leur sens lorsqu’elle m’a embrassé.

Fleur vermeille si jeune encore, femme opulente, rêveuse et passionnée, elle était ce soir là radieuse...

Julie s’est donnée à moi le premier soir..

Je dois avouer qu’elle m’a dévoilé très spontanément tous ses charmes cachés.

Chaque femme si laide ou si grosse soit elle cache en elle un papillon qu’il nous faut découvrir nous les messieurs.

Ah! Que j’aimais tâter de mes doigts ses poignées d’amour..

J’adorais caresser ses seins volumineux gonflés de soupirs érotiques et frivoles.

Ses fesses imposantes étaient pour moi le séant large et spacieux de mes plaisirs les plus charnels.

Jamais une femme ne m’a procuré autant de plaisirs.

Mais je l’ai perdue hélas..

Elle est morte un matin de Pâques dans mes bras..

Elle m’avait caché sa maladie..

J ‘ai appris quelques jours plus tard qu’elle était condamnée..

Sans vous donner les détails de sa maladie, je vous dirais que dans ce jardin de mon coeur elle est toujours présente.

Tout ce qu’elle voulait avant de quitter ce monde, c’était d’aimer et d’être aimée.

À Pâques chaque année je reviens me prosterner sur sa tombe.

Je dépose là des jonquilles sa fleur préférée.

À nouveau cette année j’irai me recueillir là où elle repose en paix.

Demain sera le triste anniversaire de sa mort.

Son souvenir m’habite toujours et malgré son absence, je l’aime encore.

Je sais qu’elle m’attend là-haut..

Ah! Que j’ai hâte de mourir à mon tour...

marginal07
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