Jean-Jacques Goldman est né le 11 octobre 1951 dans le XIXe arrondissement de Paris, de Alter Mojze Goldman, un ouvrier tailleur d'origine polonaise, et de Ruth Ambrunn Goldman, une immigrée allemande, qui se sont rencontrés dans le Paris de l'après guerre. Jean-Jacques est le troisième de quatre enfants. Pierre, son demi-frère, premier enfant de son père, mènera une vie aventureuse et sera assassiné en 1979 dans des circonstances encore mystérieuses. Évelyne, sa sœur naît en 1950 et deviendra médecin. Enfin, Robert, le dernier, qui sera pour Jean-Jacques un ami et un associé, naît le 6 juin 1953.
Jean-Jacques mène une enfance et une adolescence tranquille auprès de sa famille à Montrouge. En 1962, ses parents le poussent à apprendre le violon et le piano il s'exécute, mais sans grande conviction. C'est en 1965 qu'il reçoit son premier choc musical en entendant Think d'Aretha Franklin. Il se met à la guitare et commence sa carrière. En 1966, il rejoint le groupe des Red Mountains Gospellers formé d'une bande de copains du lycée et qui se produit dans l'église Saint Joseph de Montrouge. Le prêtre est emballé par le groupe et les aide à financer leur premier album qu'ils auto-produiront.
Après avoir joué avec plusieurs groupes dans des bals, il se lance pour la première fois sur scène avec les Phallanster au Golf Drouot.
Il ne laisse pas pour autant tomber ses études et après avoir été reçu avec mention à son Baccalauréat D en 1969, il entre sans conviction dans une prépa HEC parisienne. Il ne réussit pas à intégrer une des prestigieuses Parisiennes, mais intègre tout de même l'EDHEC à Lille. En 1973, il a deux diplômes en poche : celui de l'EDHEC et une licence de sociologie qu'il a préparée parallèlement.
Un peu baroudeur, il met à profit ses vacances pour découvrir d'autres pays : la Suède en 1971, la Turquie en 1972, puis le continent américain (États-Unis, Canada, Mexique) en 1973. L'année suivante il doit partir faire son service militaire dans l'armée de l'air. À son retour en 1975, il retrouve Catherine qu'il épouse quelques mois plus tard. 1975 est une année chargée pour Jean-Jacques Goldman qui va intégrer le groupe Taï Phong (Grand Vent en vietnamien). Leur premier album sort la même année et Sister Jane rencontre un énorme succès. Parallèlement, il enregistre quelques titres en solo qui ne rencontrent pas de succès. Peu à peu, le groupe s'essouffle et ses membres parviennent à la conclusion qu'ils ne peuvent plus travailler ensemble. Jean-Jacques Goldman décide de partir et cède sa place à Michael Jones avec qui il se lie d'amitié.
En 1977 naît son premier enfant, Caroline, qui sera suivie en 1979 de Michael, puis de Nina en 1984.
Jean-Jacques Goldman se lance alors dans une carrière solo avec des textes en français qu'il écrit lui-même. Les débuts sont plutôt difficiles et au début des années 80, il s'est presque résigné à travailler dans le magasin de sport de son frère pour gagner sa vie. C'est par hasard qu'il rencontre un ami qui cherche des chansons pour lancer une jeune chanteuse. Ce projet n'aboutira pas, mais Marc Lumbroso a repéré l'auteur compositeur et décide de le lancer.
En 1981, il signe un contrat pour 5 albums avec le label Epic chez CBS. Le premier fortement inspiré de la musique anglo-saxonne des années 70-75 connaît un succès mitigé. Puis, en 1982, sort Quand la musique est bonne qui rencontre un immense succès. Jean-Jacques Goldman reçoit le Diamant de la chanson française "meilleur espoir 1982". Dès lors les albums se succèdent et le phénomène Goldman grandit. Ses innombrables tubes sont repris en choeur par des milliers d'admirateurs qui entonnent en choeur les paroles de Comme toi, Je te donne ou encore Je marche seul.
Malgré son succès Jean-Jacques, Goldman garde la tête sur les épaules et continue d'habiter à Montrouge avec sa famille. Il s'est engagé dans de multiples combats qui lui tiennent à cœur : en 85, au côté de Renaud pour l'Éthiopie, au côté de Coluche l'année suivante pour les restos du cœur. Il est devenu un des "enfoirés" qui chaque année se mobilisent pour réunir des fonds grâce à la soirée des enfoirés (dont il est un des piliers et organisateurs) qui réunit de nombreux artistes français.
Il continue à chanter et écrit des textes pour de nombreux artistes tels Johnny Hallyday, Khaled (Aïcha) ou encore Céline Dion qu'il a fait connaître aux Français au milieu des années 90. Il a souvent travaillé en collaboration avec d'autres chanteurs notamment avec Michael Jones et Carole Fredericks. Cette collaboration aboutit à plusieurs albums dont,en 1990, Frederick -Goldman -Jones, puis, en 1993, Rouge.
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Discographie
Taï Phong
Taï Phong (1975)
Windows (1976)
Last Flight (1979)
Les années Warner (1984)
Taï Phong (1993, édition japonaise)
Windows (1993, édition japonaise)
Sun (2000) (sans Jean-JacquesGoldman)
Fredericks - Goldman - Jones
Fredericks - Goldman - Jones (1990)
Fredericks - Goldman - Jones (1990, U.S.A.)
Sur scène (1992)
Rouge (1993)
Du New Morning au Zénith (1995)
Jean-Jacques Goldman
Démodé (1981)
Minoritaire (1982)
Positif (1984)
Non Homologué (1985)
En public (1986)
Entre gris clair et gris foncé (1987)
Entre gris clair et gris foncé (1989, Japon)
Traces (1989)
L'intégrale (1991)
CD n° 1 : "81-82 Une autre histoire"
CD n° 2 : "82-84 Quand la musique sonne"
CD n° 3 : "85-86 Veiller tard"
CD n° 4 : "86-87 Famille"
CD n° 5 : "87 Des bouts de moi"
CD n° 6 : "87-89 Puisque tu pars"
CD n° 7 : "89-90 Un deux trois"
CD n° 8 : "81-91 Quelques choses bizarres"
Singulier (1996)
En passant (1997)
En passant tournée 1998 (1999)
Asterix
TournŽe 98
Pluriel
L'intŽgrale (90 - 00)
Chansons pour les pieds
Un tour ensemble