Naturellement petite ou abîmée par des grossesses successives, une poitrine trop plate ou dégonflée peut créer un malaise psychologique important. Plutôt que d’en souffrir, l’intervention chirurgicale est aujourd’hui une thérapie qui a fait ses preuves.
La pose de prothèses permet d'augmenter de façon harmonieuse le volume des seins s’il est vécu comme insuffisant. Le choix de la taille et du volume des prothèses se fait en partenariat avec le chirurgien qui a pour mission de bien conseiller ses patientes.
Les prothèses mammaires à la rescousse des petits seins
Les prothèses mammaires sont remplies soit de silicone, soit de sérum physiologique. Elles sont introduites dans chaque sein soit par voie axillaire - c'est à dire par une incision de 2 à 3 cm située au creux de l'aisselle - soit par voie péri-aréolaire, l'incision étant alors faite autour de l'aréole.
Lorsqu’il est nécessaire de corriger et d'augmenter des petits seins, le chirurgien place les prothèses derrière le muscle pectoral. Si les seins ont un certain volume, malgré leur petite taille, les prothèses seront posées entre le muscle pectoral et la glande mammaire. Une bande de contention mise en place à la fin de l'intervention sera enlevée au bout de quelques jours.
Des résultats immédiatement visibles, des cicatrices à ne pas sous-estimer
La poitrine est immédiatement transformée, regonflée. De 10 à 15 % plus grosse que l’effet souhaité les premiers jours, elle trouvera sa véritable taille au cours du mois suivant l’opération. Quant aux cicatrices, elles sont situées sous l'aisselle, au niveau de l'aréole et sous le pli mammaire et peuvent être atténuées par une pigmentation réalisée au tatouage.
Les contraintes de l’intervention
L’opération, dont le prix varie en fonction du chirurgien, dure une heure et demie sous anesthésie générale et nécessite 24 heures d’hospitalisation. Des douleurs dans la poitrine sont ressenties pendant les jours qui suivent l’intervention. Si les fils sont retirés le septième jour, il faut savoir que les seins restent très gonflés par l’oedème et risquent de tirer à la hauteur du muscle pectoral. Il faut compter au moins trois jours avant de retrouver une activité normale et éviter de conduire pendant les quinze premiers jours. Pendant trois semaines, il est conseillé de porter un soutien-gorge de grand maintien la nuit comme le jour et de ne pas soulever de poids, de ne rien porter pendant un bon mois et de bannir toute activité sportive durant six semaines au minimum.